Méthode

Le lexique financier

Les grandeurs de la fiche, et la façon dont le site les calcule.

Avant de comprendre comment Graham, Piotroski ou Greenblatt combinent les chiffres, il faut savoir ce que sont ces chiffres — et d'où ils viennent. Deux origines cohabitent sur chaque fiche : les volets de données reprennent les ratios de Yahoo Finance tels qu'il les publie ; les critères, eux, recalculent les leurs à partir du cours du jour et des derniers comptes annuels. Ce lexique dit, grandeur par grandeur, laquelle vient d'où, et quels partis pris gouvernent le calcul.

Trois règles reviennent partout. Une donnée absente n'est jamais remplacée par un zéro : le calcul est déclaré non évaluable. Un dénominateur nul ou absent ne donne aucun ratio, jamais un ratio infini. Et une société en perte n'est jamais déclarée bon marché par l'effet d'un signe.

Cours et volumes

Ce que la fiche lit dans l'historique des séances, avant tout ratio.

Tout part de l'historique des séances, collecté chaque nuit et conservé localement : la fiche ne demande rien à Yahoo pendant votre visite. L'entrepôt garde 5 ans de séances quotidiennes ; au-delà, une par mois.

dernier cours

La dernière cotation connue de l'entrepôt, à la date indiquée à côté. La collecte relève une cotation horodatée ; à défaut, la clôture de la dernière séance fait foi. C'est le cours brut, celui que l'on paie — et celui qui entre dans tous les ratios que le site calcule lui-même.

variation jour

variation = (clôture − clôture précédente) / clôture précédente

Entre les deux dernières séances collectées, en pourcentage. Une clôture précédente nulle ne donne aucune variation.

clôture brute et clôture ajustée

Yahoo publie deux clôtures par séance. La brute est le prix réellement traité. L'ajustée rejoue l'histoire comme si chaque dividende avait été réinvesti et chaque division d'actions n'avait pas eu lieu : le jour d'un gros détachement, la brute chute mécaniquement, l'ajustée non. Le site conserve les deux et ne les mélange pas : les courbes suivent l'ajustée, pour ne pas dessiner un krach qui n'a pas eu lieu ; le cours affiché, les ratios et la valeur d'un portefeuille témoin lisent la brute, parce qu'un portefeuille reçoit ses dividendes en espèces, pas en cours lissé.

52 semaines

Le plus bas des plus bas et le plus haut des plus hauts de séance sur les 52 dernières semaines. Comptées à rebours depuis la dernière séance collectée, pas depuis aujourd'hui : un document ancien décrit encore sa propre année, et sa date reste affichée.

volume, volume moyen (3 mois), échangé par jour

volume moyen = Σ volumes des 63 dernières séances / 63

Le volume est celui de la dernière séance. Seul, il ne se compare pas : les places ne chôment pas les mêmes jours, et deux cotations d'une même société ne sont pas collectées la même nuit. Le site le moyenne donc sur 63 séances, un trimestre — assez pour lisser les jours fériés, les publications de résultats et les rééquilibrages d'indices. Les capitaux échangés par jour multiplient cette moyenne par le cours : c'est la liquidité, et un million de titres à cinq centimes ne se revend pas comme un million de titres à cent euros.

bêta

La sensibilité de l'action à son marché, telle que Yahoo la publie : au-dessus de 1 elle amplifie les mouvements, en dessous elle les amortit. Le site ne la recalcule pas.

prochains résultats

La date de la prochaine publication annoncée, lue chez Yahoo. Elle sert aussi au moteur : passée, elle déclenche une nouvelle collecte des comptes, sans attendre l'expiration ordinaire.

Un cours reporté plus de 7 jours n'est plus un jour férié : dans le relevé d'un portefeuille témoin, la position est marquée incertaine — radiation, suspension ou flux rompu, le site le dit plutôt que de valoriser sur un prix mort.

Valorisation

Le prix payé pour un euro de bénéfice, d'actif ou d'exploitation.

Une valorisation rapporte le prix à ce qu'on achète : un bénéfice, un actif, une exploitation. Le volet « valorisation » de la fiche reprend les multiples de Yahoo tels qu'il les publie ; les critères de Graham et de Greenblatt recalculent les leurs. Quand deux chiffres voisins diffèrent légèrement sur une même fiche, c'est cela : deux dates, deux dénominateurs.

capitalisation

capitalisation = dernier cours × nombre d'actions en circulation

La valeur de toute la société au cours du jour : ce que le marché demande pour la racheter entière. Le site la calcule lui-même, avec son dernier cours, plutôt que de reprendre celle de Yahoo, qui aurait l'âge de la dernière collecte des comptes ; celle-ci ne sert que lorsque le nombre d'actions manque. Une capitalisation nulle est lue comme inconnue — Yahoo répond zéro quand il n'a rien, et aucune société cotée ne vaut zéro.

La catégorie ne s'applique qu'aux devises proches du dollar et de l'euro (AUD, CAD, CHF, EUR, USD), faute de conversion : nano sous 50 millions, micro sous 300 millions, small sous 2 milliards, mid sous 10 milliards, large sous 200 milliards, mega au-delà. Les Net-Net se trouvent surtout parmi les micro et les small caps.

BPA, BPA prévisionnel

Le bénéfice par action : le résultat net divisé par le nombre d'actions. Le volet affiche celui des douze derniers mois publié par Yahoo, et celui que les analystes attendent l'an prochain. Le critère défensif prend le premier ; s'il manque, ce qui arrive sur les petites capitalisations, il lit le BPA du dernier exercice clos, et à défaut divise lui-même le résultat net par le nombre d'actions à la clôture.

PER, PER prévisionnel

PER = cours / bénéfice par action

Combien d'années de bénéfices, au rythme actuel, le marché paie d'avance. Plus il est bas, moins le bénéfice se paie cher. Le prévisionnel divise par le bénéfice attendu l'an prochain : plus bas que le PER, il traduit une croissance attendue ; plus haut, un recul.

La fiche en montre deux. Le volet affiche celui de Yahoo, repris tel quel. Le critère défensif de Graham calcule le sien, cours du jour sur BPA, parce qu'un multiple emprunté aurait l'âge des comptes et continuerait d'appeler « trop cher » une action qui vient de chuter. Et ce calcul a un parti pris : un bénéfice négatif donne un PER négatif, qui est refusé, jamais ignoré. Ni PER infini, ni société en perte déclarée bon marché par le jeu des signes. Un BPA nul, lui, ne donne aucun PER : le critère est non évaluable. Yahoo, de son côté, ne publie aucun PER pour une société en perte : le volet affiche alors un tiret, et le critère explique pourquoi il refuse.

cours / actif net

multiple d'actif net = capitalisation / fonds propres du dernier bilan

Ce que le marché paie pour un euro de fonds propres ; sous 1, il paie moins que la valeur des livres comptables. Même partage que le PER : le volet reprend le multiple de Yahoo, le critère défensif calcule le sien avec la capitalisation du jour et les fonds propres du dernier bilan annuel. Des fonds propres négatifs donnent un multiple négatif, refusé pour la même raison que le PER.

multiplicateur de Graham

multiplicateur = PER × multiple d'actif net ≤ 22,5

Le produit des deux multiples, le seul chiffre que le critère défensif compare à son seuil. Il n'existe que si les deux multiples sont positifs ; sinon le verdict est « non satisfait » et la grandeur reste vide.

VE / EBITDA, valeur d'entreprise

valeur d'entreprise = capitalisation + dette totale + intérêts minoritaires − trésorerie

Le prix de l'affaire entière, et non des seules actions : une société endettée coûte plus cher que son cours ne le laisse croire. Le ratio « VE / EBITDA » du volet est celui de Yahoo. La valeur d'entreprise que calcule le critère de Greenblatt prend la capitalisation du jour, la dette totale et la trésorerie du dernier trimestre publié, et les intérêts minoritaires du dernier bilan — absents, ils valent zéro, le cas ordinaire.

rendement opérationnel

rendement opérationnel = résultat d'exploitation / valeur d'entreprise

Ce que l'affaire rapporte chaque année pour cent euros dépensés à l'acheter en entier, dettes comprises. Le premier axe de Greenblatt. Une exploitation en perte, ou une valeur d'entreprise négative — plus de trésorerie en caisse que le marché ne demande pour l'affaire —, sort la société du classement : le ratio n'aurait aucun sens, et un ratio négatif se classerait premier.

décote, prix plafond Graham

décote = 1 − cours / actif net-net par action

L'écart entre le cours et la valeur de liquidation d'une action. Le critère Net-Net n'achète que sous le prix plafond, soit ⅔ de l'actif net-net par action : un tiers de marge contre les erreurs comptables et la fonte du cash. Aucune décote n'est calculée quand l'actif net-net est négatif ou nul — c'est le cas de la quasi-totalité des sociétés, et la réponse est simplement non. Une décote négative est une surcote : le marché valorise la société au-delà de sa liquidation, et les tables l'effacent derrière un tiret.

Rentabilité

Ce que l'affaire gagne, rapporté à ses ventes, à ses actifs ou au capital qu'elle immobilise.

Une rentabilité rapporte un gain à ce qui l'a produit. Le volet « rentabilité » de la fiche reprend les marges, la rentabilité des fonds propres et les croissances publiées par Yahoo sur les douze derniers mois. Les critères de Piotroski et de Greenblatt lisent, eux, les comptes annuels : un exercice clos, comparé au précédent ou rapporté au bilan de la même clôture. Un ratio n'est calculé que si son numérateur et son dénominateur sont connus, et si le dénominateur n'est pas nul.

chiffre d'affaires

Le total des ventes avant toute charge. Le volet « bilan » de la fiche affiche celui des douze derniers mois, publié par Yahoo ; Piotroski prend celui de chaque exercice clos.

marge nette, marge d'exploitation

marge = résultat / chiffre d'affaires

La marge nette est ce qui reste de bénéfice sur cent euros de ventes une fois tout payé, charges, intérêts et impôts. La marge d'exploitation s'arrête avant intérêts et impôts : elle dit si le métier est rentable, indépendamment de la façon dont il est financé. Toutes deux viennent de Yahoo, qui les publie en fractions ; le site les affiche en pourcentage.

marge brute

marge brute = bénéfice brut / chiffre d'affaires, exercice N contre N−1

Ce qui reste des ventes une fois payé ce qu'il a fallu pour produire. Le huitième test de Piotroski la veut en hausse d'un exercice sur l'autre : l'entreprise vend mieux ou produit moins cher. Calculée par le site sur les comptes annuels, et elle seule — le volet ne l'affiche pas.

EBITDA, résultat d'exploitation

Le résultat d'exploitation est ce que le métier gagne avant que l'État et les banquiers ne prélèvent leur part ; Greenblatt le préfère au bénéfice net, qui dépend de la fiscalité et de l'endettement. Yahoo publie l'EBIT à part du résultat opérationnel : le critère prend le premier, et le second à défaut. L'EBITDA remonte encore d'un cran, avant amortissements et provisions — une approche du cash que dégage l'activité, moins sensible aux choix comptables. Celui du volet est le chiffre de Yahoo.

rentabilité fonds propres

Le bénéfice rapporté aux capitaux des actionnaires : ce que rapporte chaque euro laissé dans la société. La dette la gonfle mécaniquement : elle se lit avec le ratio « dette / fonds propres ». Chiffre de Yahoo.

rentabilité des actifs

rentabilité des actifs = résultat net / total des actifs, exercice N contre N−1

Chaque euro d'actif rapporte-t-il plus qu'à l'exercice précédent ? Troisième test de Piotroski. Le site divise par le total des actifs de la même clôture, ni la moyenne de l'année ni le bilan d'ouverture : deux exercices, deux ratios, une comparaison.

capital employé, rentabilité du capital employé

capital employé = actif circulant − trésorerie du bilan − passif courant + immobilisations nettes

rentabilité du capital employé = résultat d'exploitation / capital employé

L'argent réellement immobilisé pour faire tourner la boutique : stocks et créances moins les dettes d'exploitation, plus les machines et les bâtiments. Ni l'écart d'acquisition ni la marque — ce qu'il coûterait de reconstruire l'affaire, pas ce que son dernier acheteur l'a payée. Rapporté au résultat d'exploitation, c'est le second axe de Greenblatt : l'affaire est-elle bonne ? Deux règles strictes gouvernent le calcul. Les deux trésoreries ne sont pas interchangeables : celle du bilan annuel sort du capital employé, celle du dernier trimestre entre dans la valeur d'entreprise ; compenser un actif de décembre par une caisse de juin corromprait le ratio. Et une exploitation en perte, ou un capital employé négatif, ne sont pas de mauvais chiffres mais des chiffres hors sujet : la société quitte le classement au lieu d'en occuper le bas. Les banques et les services aux collectivités n'y entrent jamais.

rotation des actifs

rotation des actifs = chiffre d'affaires / total des actifs, exercice N contre N−1

Combien d'euros de ventes chaque euro d'actif produit dans l'année. Dernier test de Piotroski, voulu en hausse : les actifs travaillent davantage.

qualité des bénéfices

flux de trésorerie opérationnel > résultat net, sur le même exercice

Le cash encaissé dépasse-t-il le bénéfice comptable ? Si oui, les profits sont réels et non des écritures. Quatrième test de Piotroski, le seul qui compare deux grandeurs d'un même exercice plutôt que deux exercices.

croissance CA, croissance résultat

La progression du chiffre d'affaires et celle du bénéfice sur un an, publiées par Yahoo. Une croissance du résultat durablement inférieure à celle des ventes signale des marges qui s'érodent.

Bilan

Ce que la société possède, ce qu'elle doit, et ce qu'il en resterait.

Le bilan photographie la société à la clôture d'un exercice : ce qu'elle possède à gauche, ce qu'elle doit à droite, et la différence, qui revient aux actionnaires. Le volet « bilan » de la fiche mêle des chiffres de Yahoo sur les douze derniers mois et du dernier trimestre ; les critères lisent les bilans annuels, appariés à leur compte de résultat et à leur tableau de flux par la date de clôture — jamais un flux de décembre contre un bilan de mars.

fonds propres, actif net comptable

Ce que valent les livres : le total des actifs moins le total des dettes. C'est le dénominateur du multiple d'actif net, et l'assise que Graham ne voulait pas payer plus d'une fois et demie.

actif circulant, passif courant, liquidité

liquidité = actif circulant / passif courant, exercice N contre N−1

L'actif circulant est ce qui redevient de l'argent dans l'année : trésorerie, créances, stocks. Le passif courant est ce qu'il faut payer dans l'année. Leur rapport, le ratio de liquidité, mesure la marge pour honorer les dettes proches ; le sixième test de Piotroski le veut en hausse.

passif total, intérêts minoritaires

Le passif total est la ligne « Total Liabilities Net Minority Interest » de Yahoo : toutes les dettes, courantes et longues. Les intérêts minoritaires sont la part des filiales qui appartient à d'autres actionnaires ; Graham la retranche aussi. Absents, ils valent zéro : c'est le cas ordinaire, pas une donnée manquante.

actif net-net

actif net-net = actif circulant − passif total − intérêts minoritaires

actif net-net par action = actif net-net / nombre d'actions en circulation

Ce qu'il resterait aux actionnaires si l'entreprise s'arrêtait aujourd'hui : rien pour les usines ni la marque, une valeur de liquidation. Le site le divise par le nombre d'actions d'aujourd'hui, celui de la collecte, jamais dérivé d'une capitalisation. Un actif net-net négatif ou nul est le cas ordinaire des sociétés modernes : le critère est évaluable, et la réponse est non. Les sociétés du secteur « Financial Services » sont hors champ : dépôts et prêts ne sont pas un actif circulant au sens de Graham, et aucune collecte n'y changera rien.

dette totale, dette / fonds propres

Tout ce que la société doit aux banques et aux marchés, à court comme à long terme, et le même chiffre rapporté aux capitaux des actionnaires, en pourcentage : au-delà de 100, elle doit plus qu'elle ne possède en propre. Deux chiffres de Yahoo, à lire en regard de la trésorerie.

endettement long terme

endettement = dette à long terme / total des actifs, exercice N contre N−1

Le cinquième test de Piotroski veut ce rapport en baisse : l'entreprise se désendette. Un bilan présent sans ligne de dette longue vaut zéro — pas de dette du tout, un vrai zéro ; un bilan absent reste un trou, et le test est non évaluable.

trésorerie

L'argent disponible immédiatement, en caisse et en placements courts. Le volet affiche celle du dernier trimestre publié ; le bilan annuel en porte une autre, à sa clôture. Le site ne les confond jamais : la première entre dans la valeur d'entreprise, la seconde sort du capital employé.

flux trésorerie dispo, flux de trésorerie opérationnel

Le flux opérationnel est le cash que l'activité courante a réellement encaissé, indépendamment des écritures ; Piotroski le veut positif et supérieur au résultat net. Le flux disponible est ce qui reste une fois les investissements payés : de quoi verser un dividende, racheter des actions ou se désendetter. Le volet affiche celui de Yahoo.

dilution

nombre d'actions à la clôture N ≤ nombre à la clôture N−1

L'entreprise n'a pas émis d'actions pour survivre. Le septième test de Piotroski est le seul où l'égalité suffit : garder le même nombre d'actions est un succès. Le nombre lu est celui des bilans, « Ordinary Shares Number », qui mesure une dilution passée — pas le nombre d'actions de la collecte, qui sert à valoriser les actions d'aujourd'hui.

Les exercices comparés sont les deux derniers bilans annuels collectés, et leurs dates sont affichées sur la fiche : un score « N contre N−1 » rendu sur des comptes anciens le dit.

Dividende

Ce que l'action verse — promis par Yahoo ou constaté par le site —, et le jour où il le compte.

Le dividende est la part du bénéfice que la société verse à ses actionnaires. Le volet « dividende » de la fiche reprend les chiffres de Yahoo ; les portefeuilles témoins, eux, ont leur propre règle pour dire quand un dividende est reçu, et cette règle change la lecture de leurs courbes.

dividende / action, rendement indiqué

rendement indiqué = dividende annuel indiqué / cours

Le dividende indiqué est le dernier versement annualisé, tel que Yahoo le publie : une promesse plus qu'un constat — une société qui vient de couper son coupon l'affiche encore un temps. Le rendement qui va avec est celui de Yahoo aussi, déjà en pourcentage — à la différence des marges, livrées en fractions ; le site ne retouche ni l'un ni l'autre. Ils restent sur la fiche, pour qui veut la promesse.

rendement observé

rendement observé = Σ détachements des 52 dernières semaines / dernier cours

Ce que l'action a réellement détaché sur l'année écoulée, rapporté au dernier cours collecté : un constat, recalculé par le site depuis l'historique des détachements, jamais repris de Yahoo. C'est lui que la table des Opportunités montre et trie, colonne « Dividende », le montant et le nombre de coupons au survol. Ses partis pris :

taux de distribution

taux de distribution = dividendes versés / résultat net

La part du bénéfice reversée aux actionnaires. Au-delà de 100 %, la société verse plus qu'elle ne gagne, ce qui ne dure pas. Chiffre de Yahoo.

dernier versé, détachement

Le dernier dividende détaché, et sa date. Le détachement est le jour où l'action se négocie sans le dividende à venir : qui l'achète ce jour-là ne le touchera pas, et le cours baisse mécaniquement du montant versé. C'est cette date, et non le jour du paiement, que le site retient dans l'historique des opérations sur titres.

la règle des portefeuilles témoins

dividende reçu = montant par action × actions détenues la veille du détachement

Un portefeuille témoin crédite chaque dividende brut, le jour du détachement. Brut, parce que la fiscalité est individuelle et polluerait la mesure d'une stratégie ; le jour du détachement, parce que le cours chute ce jour-là et que créditer plus tard creuserait un trou d'air artificiel dans la courbe — c'est la norme des indices de rendement global (total return). Trois précisions strictes :

Ni frais ni impôts ne sont retenus. Le cumul des dividendes reçus depuis la création est affiché sur chaque portefeuille, à côté de la valeur : le lecteur voit la part des coupons dans la performance.

dernier split

La dernière division du nominal. « 4 pour 1 » signifie qu'une action est devenue quatre : le cours est divisé d'autant, la valeur détenue ne change pas. Les portefeuilles témoins multiplient leurs quantités en conséquence, et la clôture ajustée des courbes l'a déjà absorbée.

Un critère de régularité du dividende — combien d'années sans interruption — n'existe pas encore ; l'historique des détachements qu'il lira est déjà conservé.

← voir les stratégies qui combinent ces grandeurs